OCTOBRE ROSE

Lorsqu’en mai dernier Nathalie de l’Université de Bordeaux Montaigne me contacte pour Octobre Rose et la réalisation d’une fresque participative à la fac, sans hésitation j’accepte. C’est la famille comme on dit. Toujours plaisant de jouer à domicile et de retrouver un de mes publics favoris, étudiantes et étudiants. Puis l’été passe. La rentrée sonne.
Ça flottait là, quelque part dans un coin de ma tête. Puis je me suis beaucoup questionné sur la légitimité à être là, moi. Un ami m’a confié un pot de rose. Et je me suis dit qu’on allait forcément construire cette fresque au fur et à mesure avec la parole de toutes et tous, en essayant d’être juste, d’oublier personne.
Avec Magda et Anaïs, deux anciennes lycéennes avec qui j’avais déjà eu le plaisir de travailler, nous avons coconstruit un questionnaire. Puis, j’ai tenté de récolter la parole de toutes et tous. Très vite les phrases prennent toute la place dans nos cœurs et sur ce mur. La puissance des mots.
Des promesses tenues, des chocolats en forme de cœur, des retrouvailles. Je vois grandir et vieillir des jeunes que j’ai eu au lycée puis il y a toutes les nouvelles rencontres qui prennent tout l’espace vide. Des câlins réconfortants, des tapes sur l’épaule et des cœurs (encore) avec les doigts. Les gens sont beaux et belles, vraies, vrais et sincères. L’avenir, la solution à tous nos problèmes réside ici. Ça grouille dans tous les sens. Meilleurs styles, meilleures blagues. C’est beau les jeunes, celles et ceux qui sont à leurs contacts aussi.
Je partage ici quelques photos, quelques souvenirs qui je suis sûr sont impérissables, des histoires qui ont en commun les sourires, parfois les éclats de rires, les larmes, la création, un moment de partage, de sincérité et de simplicité.

remerciements

Tout d’abord merci aux étudiantes et étudiants.
Touché en plein cœur par les messages si puissants. Les histoires qui suivent ont en commun une tapisserie de fleurs que nous avons créé toutes et tous ensemble pour accompagner nos quotidiens sur le campus mais à toutes les femmes et hommes transgenres du monde entier victimes du cancer du sein.
J’ai compris tant de choses avec ce projet.

Merci mille fois pour vos mots, nos échanges, nos rencontres que je n’oublierais jamais et qui me font avancer à pas de géant.
Je suis toujours hyper touché quand je reçois des messages, que vous prenez soin des petites cartes que je vous donne et quand on continue nos discussions entamées même quelques mois avant. On continue d’écrire à notre manière quelques pages de l’histoire.

Merci à l’Université Bordeaux Montaigne pour la confiance renouvelée.

témoignages

Quelques phrases récoltées au fil des rencontres. Réponses d’étudiantes, du personnel… ça prend du sens, ça touche en plein cœur. Merci à toutes et tous pour vos mots et votre précieuse participation. Faire ensemble ça m’émeut toujours
.
« Tatie, la vie t’a pris tes seins mais elle ne t’enlèvera ni ton sourire, ni ta féminité. Tu es belle et je t’aime. »
« Pour toutes nos battantes, nos combattantes, disparues ou survivantes. On croit en vous. On ne vous oublie pas. »
« La lutte contre le cancer du sein est aussi un combat écologique car beaucoup sont causés par la pollution. Protéger la planète c’est protéger toutes les femmes. »
« Les hommes transgenres sont aussi concernés par le cancer du sein. »
« Douces pensées à maman qui s’est battue avec résilience, qu’elle veille sur toutes celles qui se battent aujourd’hui encore. Force et soutien aux personnes malades qui n’ont plus d’espoir.
A notre chère collègue qui nous manque chaque jour. Pour mon amie. J’aimerais dire que ça n’arrive pas qu’aux autres. »
« Quand l’amour et le soutien des autres me rappellent chaque jour que je ne suis pas seule, merci. Octobre rose c’est toute l’année. Quand tout s’effondre et que l’art soigne. Merci pour tout. Je vous aime. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *